Amiante dans l'eau

 

L’eau distribuée par la SWDE répond à l’ensemble des normes sanitaires européennes et wallonnes. Elle peut donc être bue sans restriction.

La SWDE prend en charge les demandes particulières d’analyse dans le cadre de la campagne de prélèvement en cours, tant qu’elles permettent une représentativité.
Si la demande ne peut s’inscrire dans une campagne d’analyse, le client peut effectuer une demande de contrôle de la qualité de l’eau à ses frais auprès d’un laboratoire spécialisé.

Dans certaines conditions, l’eau destinée à la consommation humaine peut se retrouver sous forme d’aérosol (air des douches, …) et dès lors être inhalée en très faible quantité. La teneur en fibre d’amiante dans l’eau de distribution étant nulle ou particulièrement faible, la quantité de fibre d’amiante inhalée serait donc infinitésimale.

Si le risque lié à l’inhalation de l’amiante est clairement identifié depuis des décennies, il n’en est pas de même pour l’ingestion de l’amiante pour lequel le risque n’est pas avéré en l’état des connaissances. A ce jour, il n’existe ni norme européenne, ni législation wallonne en la matière, ce qui s’explique par les conclusions rassurantes des études scientifiques et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Selon les connaissances scientifiques actuelles, les teneurs en fibre d’amiante retrouvées dans l’eau ne constitueraient pas un danger pour la santé. En Europe et en Wallonie, il n’y a pas de norme sanitaire en ce qui concerne les fibres d’amiante. Les Etats-Unis ont établi une norme sanitaire à 7 millions de fibres par litre. Cette teneur n’a jamais été rencontrée dans les analyses de la SWDE.

Les eaux qui rencontrent directement des matériaux en amiante-ciment pourraient, dans certaines conditions, contenir des fibres d’amiante. Par exemple, si le matériau en amiante-ciment est friable (dégradé par les variations de température entre l’hiver et l’été) et que l’eau qui rentre en contact avec l’amiante-ciment présente des propriétés agressives (ce qui est caractéristique des eaux de pluie), alors il est possible que l’eau récoltée contienne des fibres d’amiante.
Le risque que des eaux de pluie récoltées contiennent de l’amiante est donc beaucoup plus élevé que celui pour l’eau de distribution.

Rarement et dans des quantités infimes.
90% des canalisations du réseau de la SWDE ne sont pas en amiante-ciment mais dans d’autres matériaux (acier, fonte ductile, fonte grise, PVC, polyéthylène, etc).
Le risque que l’eau contienne des fibres d’amiante est donc nul lorsque l’eau circule dans des canalisations qui ne sont pas en amiante-ciment.
Lorsque l’eau circule au travers une canalisation en amiante-ciment, il est possible, dans des conditions très particulières, que des fibres d’amiante se libèrent dans l’eau. Le cas échéant, les quantités libérées sont infinitésimales.

Il y a des communes où il n’y a pas de canalisation en amiante-ciment. Il n’est donc pas utile d’effectuer des contrôles spécifiques en ces lieux. Nous envisageons d’effectuer un contrôle de la qualité de l’eau au niveau de chaque commune desservie par la SWDE et présentant une partie du réseau en amiante-ciment.

Les dispositions prises sur les chantiers pour éviter les projections de fibres d’amiante dans l’air environnant telles que l’utilisation de scies lentes et l’arrosage permanent de la découpe ainsi que l’emplacement en tranchée, à l’abri du vent, ne nécessitent pas que la population soit informée. Par contre, les chantiers de ce type font obligatoirement l’objet d’une notification à la Direction régionale compétente du Bien-être au travail (SPF Emploi, Travail et Concertation sociale) afin de leur permettre de vérifier que la législation et notamment, les mesures de protection des travailleurs sont respectées et correctement mises en oeuvre.

Lors de chantiers de gestionnaires de voirie ou d’autres concessionnaires d’installations dans le sous-sol, dans le cadre de la législation sur la coordination des chantiers (POWALCO), la SWDE examine systématiquement la pertinence du renouvellement de ses conduites. Ce seul élément n’est toutefois pas suffisant pour décider de procéder à un renouvellement. Le choix s’effectue sur la base d’un outil multicritères qui permet d’objectiver la décision quel que soit le matériau de la conduite. Une attention particulière est portée sur les chantiers dont la nature risquerait de fragiliser les canalisations en asbeste-ciment.

Nous suivons l’évolution de notre réseau de canalisations en amiante-ciment au travers de campagnes d’analyse. Si une usure anormale de nos conduites devait mettre en danger la sécurité sanitaire de nos clients, nous mettrions tout en oeuvre afin de les renouveler en priorité.

La répartition de ce type de canalisation au travers du territoire wallon n’est pas uniforme, certaines communes disposant d’un réseau composé par de l’asbeste-ciment à raison de plusieurs dizaines de pourcents, d’autres n’en n’ayant pas du tout. Dans son système de cartographie informatisée, la SWDE dispose de la localisation, de la nature (matériau) et d’autres caractéristiques comme le diamètre, la date de pose, … de l’ensemble des conduites de ses réseaux en ce compris celles en asbeste-ciment.

 

L’évacuation des déchets de matériaux contenant de l’amiante fait l’objet d’une législation qui est reprise dans les modes opératoires appliqués au sein de la SWDE. Dès le départ du chantier, les déchets sont conditionnés dans des contenants spécifiques avec les équipements de protection individuelle utilisés par le personnel. Ils sont collectés par une firme agréée pour être éliminés dans des centres eux-mêmes agréés pour ce type de déchet.

La campagne d’analyses de 2018 a confirmé ce que les études scientifiques actuelles attestent, à savoir l’absence de risque avéré. Les analyses d’eau qui indiquent la présence de fibre d’amiante dans l’eau n’ont pas été cachées. Les analyses positives n’ont pas fait l’objet d’une communication spécifique parce qu’elles ne portaient pas sur l’eau au robinet des clients. La SWDE a communiqué toutes ces données en toute transparence quand elles lui ont été demandées.

Le seul point de conformité de l’eau destinée à la consommation humaine est le robinet de la cuisine de nos clients. Dans le cadre d’une étude interne menée en 2018, nous avons effectué des contrôles de la qualité de l’eau à la fois au niveau de bornes d’incendie mais également au niveau du compteur et du robinet de la cuisine de nos clients. Les prélèvements effectués au niveau des bornes d’incendie ne permettent pas d’obtenir une image représentative de la qualité de l’eau distribuée à nos clients. Désormais, nos campagnes de prélèvement ciblent les robinets de nos clients afin d’obtenir une image représentative de l’eau consommée par nos clients.

Il n’y a pas lieu de programmer un remplacement systématique des conduites en amiante-ciment plutôt que tout autre matériau dès lors qu’aucune étude scientifique n’a pu démontrer jusqu’à présent que l’ingestion par voie orale des fibres d’amiante éventuellement présentes dans l’eau potable aurait une incidence sur la santé et que cette conclusion est confirmée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS),
D’une manière générale, l’amiante-ciment est insensible à la corrosion interne et à la corrosion par les courants vagabonds.
La stratégie de remplacement des conduites de la SWDE intègre le paramètre « amiante ». La SWDE utilise un outil multicritères pour définir les priorités de renouvellement, en prenant en compte notamment la nature des conduites et leur âge. La SWDE investit 100 millions € chaque année dans le renouvellement de ses infrastructures, dont plus de 60 millions € pour les canalisations.

Dans son système de cartographie informatisée, la SWDE dispose de la nature (matériau) de l’ensemble des conduites de ses réseaux en ce compris celles en amiante-ciment. La cartographie exacte des canalisations n’est pas communiquée pour des raisons d’intégrité du réseau et de sécurité publique. Ni un schéma, ni une liste de rues ne sont représentatifs d’un risque lié à la qualité de l’eau puisqu’elle circule dans les canalisations sachant, par exemple, qu’il peut y avoir plusieurs matériaux de conduites dans la même rue.

L’amiante dans l’eau n’est pas un paramètre normé. Il n’y a donc pas de fréquence de contrôle définie. Cependant, nous menons de notre propre initiative des campagnes d’analyse en des points pertinents de notre réseau afin de suivre l’évolution de notre réseau.

Les bouches ou les bornes d’incendie constituent des éléments particuliers du réseau. Leur emplacement en dérivation de la conduite et leur configuration font qu’elles s’assimilent à autant de petits « culs de sac » d’eau stagnante où des fibres peuvent aller se loger et rester piégées pour être libérées lors d’opérations de purge du réseau.

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, la demande en matériaux de construction est énorme et c’est l’époque où nombre de petites et moyennes communes s’équipent d’un réseau d’eau potable. Les tuyaux en amiante-ciment produits en Belgique constituent une alternative innovante par rapport aux matériaux fort demandés que sont l’acier et la fonte grise. Outre le fait d’être plus légères que ces derniers, les conduites en amiante-ciment présentaient des caractéristiques intéressantes de résistance à la compression, à la traction et à la flexion de même qu’une absence de corrosion interne qui, avec des canalisations métalliques, peut provoquer au fil du temps des phénomènes d’eau colorée.
Plus aucune conduite en amiante-ciment n’est posée depuis la fin des années 70.

Les teneurs en fibre d’amiante sont nulles ou infinitésimales dans l’eau de distribution. Il n’est donc pas nécessaire de traiter l’eau.

La SWDE a mené en mars 2022 une campagne d’analyses « amiante » sur son réseau de distribution. Les prélèvements ont été réalisés aux robinets des habitants, aux mêmes endroits que lors de la campagne précédente en 2018, ainsi que là où il subsiste le plus grand nombre de canalisations en amiante-ciment.  Les communes concernées sont :

Bernissart - Bertogne – Brunehaut – Braine-l’Alleud – Burdinne – Couvin - Doische - Ecaussinnes – Ellezelles – Estinnes - Frasnes-lez-Anvaing - Les Bons Villers – Mons – Namur – Pérulwez - Ramillies - Seneffe – Soignies – Viroinval – Wanze – Waremme.
Les autorités communales sont informées des résultats au fur et à mesure de leur réception.

A trois exceptions près, aucune trace de fibre d'amiante n'a été détectée dans les 70 échantillons prélevés et analysés par un laboratoire indépendant.  Des micro traces ont été détectées à Couvin et Doische.  De nouvelles analyses réalisées après une purge du réseau ont donné, à leur tour, des résultats 100% négatifs.

Plusieurs de ces communes ont souhaité réaliser des analyse supplémentaires.  Aucune d'entre elles n'a révélé la présence de la moindre trace d'amiante.

La SWDE adopte une politique dynamique et régulière en faveur de la protection des travailleurs lors des travaux en présence d’asbeste. Elle a mis en place des pratiques professionnelles strictes et sûres en cas de découpe de canalisations en asbeste ciment. Sur la base de procédure et de modes opératoires internes, elle dispense annuellement des formations au personnel sur les risques relatifs à l'amiante lequel dispose, en outre, d’un manuel rappelant les précautions à prendre envers les intervenants et les riverains immédiats du chantier lors des interventions ainsi que d’un kit d’équipement de protection individuel à usage unique.
Par ailleurs, la SWDE informe aussi ses sous-traitants par le biais du Plan de Prévention Santé Sécurité (PPSS) joint aux cahiers des charges qui régissent les marchés. Elle leur dispense également des séances de formation sur les risques relatifs à l'amiante et les précautions à prendre. Enfin, le SIPPT et les lignes hiérarchiques de la SWDE réalisent tout au long de l’année des visites de chantier à l’occasion desquelles une liste prédéfinie de points de sécurité sont contrôlés. L'usage du « kit amiante » est notamment un point récurrent de la cotation laquelle est suivie au titre d’objectif pour ses équipes d’intervention.

Les diverses analyses que la SWDE fait mener par un laboratoire indépendant au niveau du robinet de ses clients conduisent à une absence de détection de fibre d’amiante. Dans de rares cas, la teneur en fibre d’amiante mesurée est infinitésimale.